
Avec ses 827 mètres d’altitude, la montagne à Valcourt est la plus petite et la plus accessible des trois sommets explorés. Son ascension débute de façon abrupte avant de laisser place à une montagne calme et discrète, où les panoramas sur le lac Matane, les chants d’oiseaux et les variations de la végétation accompagnent chaque pas. Plus réservée que les autres sommets, elle révèle toute sa richesse à ceux qui prennent le temps de l’écouter. C’est cette atmosphère paisible, particulièrement saisissante à l’heure bleue, qui a inspiré l’œuvre, la vidéo et la trame sonore qui lui sont associées.
Avec ses 827 mètres d’altitude, la montagne à Valcourt est la plus petite et la plus accessible des trois sommets explorés. Son ascension débute de façon abrupte avant de laisser place à une montagne calme et discrète, où les panoramas sur le lac Matane, les chants d’oiseaux et les variations de la végétation accompagnent chaque pas. Plus réservée que les autres sommets, elle révèle toute sa richesse à ceux qui prennent le temps de l’écouter. C’est cette atmosphère paisible, particulièrement saisissante à l’heure bleue, qui a inspiré l’œuvre, la vidéo et la trame sonore qui lui sont associées.
Les courbes de niveau, espacées de 10 mètres d’altitude, deviennent autant de points d’arrêt : un moment d’écriture, d’observation et de ressenti à chaque courbe franchie. 61 courbes ont été parcourues sur cette montagne, chacune associée à une émotion dominante.
Lorem ipsum
Que quelques pas de faits.
Belle végétation.
Pas encore eu le temps de penser. Je me lance dans cette montée que je sais très abrupte…c’est surtout à mes genoux que je pense en ce moment…c’est considéré comme un sentiment des genoux ? ¨Ca me fait penser à la chanson « J’aime tes genoux » de Philipe Catherine…piste intéressante.
Les dizaines passent vite ici…très abrupte.
Je vois encore très bien la route et j’ai changé de décennie.
J’entends les gens qui sont en location de chalet en bas.
J’avance tellement doucement…les courbes sont si rapprochées que les mouches à chevreuil ont le temps de me rattraper …Rester calme…la vue d’en haut en vaudra la peine.
Et je continue sur un sentier boueux.
Allé
Météo : trop chaud !
Souvent les gens me disent qu’ils me trouvent courageuse de partir seule… à vrai dire, je me trouve surtout courageuse de manipuler tout cet équipement électronique, nouveau pour moi.
Arrêt- Son- Vidéo- Marche
« Écrire en lettres attachées sonne mieux qu’en lettres carrées. »
Retour
Sons de portières, de rires, de gens qui parlent, du barrage… l’arrivée approche.
Allège
C’est bien de randonner de façon allégée. Bien pour le corps mais pour l’esprit, je n’ai pas l’impression que ça change quoi que ce soit.
Pas besoin de me faire à croire que j’ai besoin d’arrêter. Parfois j’arrête pour une envie de pipi, pour un besoin de collation, pour une roche dans un soulier etc… mais au fond je sais très bien que c’est parce-que je manque un peu de bravoure pour partir d’une traite… je me trouve des défaites.
Ce cahier est une bonne béquille pour les arrêts obligés.
Se faire des accroires !
La fougère pourrait être l’emblème de la réserve Matane. Délicate, sauvage, géante, pure, couleur… à choisir un tatouage, je choisirais une fougère.
Vive les fougères !
Presque le titre de cette randonnée.
L’ombre des plantes crée comme une nouvelle espèce.
L’ombre est souvent aussi belle, sinon plus, que la plante telle qu’elle.
L’ombre crée une deuxième facette à tout.
Entre l’ombre et la lumière.
Je me sens dans mon élément vert.
La nature se relaxe… les moustiques prennent toute la place… mélange de zénitude et de tannitude.
Ce sont les oiseaux qui font guise d’orchestre ici.
Les chansons entendues dans les jours précédent une rando, viennent se mélanger au chant des oiseaux.
Trop chaud au soleil.
Je ne pense qu’à mes pantalons legging NOIRS. Le choix était le suivant…mouches ou chaleur. Grande question existentielle d’une randonneuse… toujours sans réponse.
Zen, smooth, contemplatif, habitude.
De l’immensément petit à l’immensément grand. C’est mon constat en ce moment. Mini fougères, mini érables, mini sapins, tous vus et revus en version géante!
Le contraste est fort et pareil à la fois version petite, grand ou ombragé.
Lentement mais sûrement !
Rien à dire ou presque tant à l’allé qu’au retour. Sans aller-retour.
Considération
Je marche sur des cônes de sapins depuis deux jours et on dirait que je viens de les voir.
Ils sont presque aussi beaux que les fougères. Je les mettrais quasiment dans la même famille.
Les verts versus les bruns.
Encore une fois, une cocotte peut-elle être retranscrite en sentiment ? Si oui, elle n’est pas simple.
Un petit coin à l’ombre avec mes cocottes.
J’adore !
Un projet artistique doit être en constant changement. Il est comme la nature et la météo… changeant.
Le terrain est secondaire pour déambuler.
Déambulation d’une randonneuse solitaire.
Randonner = Déambuler ?
Retransposer en couleurs les déambulations d’une randonneuse solitaire.
Mouches !
Nuage au-dessus de ma tête !
Question artistique… Garder en tête que le travail artistique est avant tout destiné à soi-même. Lorsqu’il devient une commande, dirigée par quelqu’un d’autre, on en perd vite le fil. C’est à ce moment-là que naissent les imposteurs.
Je doute d’atteindre mon objectif d’aujourd’hui : le Mont du nid de l’aigle (situé juste avant le sommet du Valcourt). Les courbes de topographies sont tellement rapprochées…Je ne m’attendais pas à cela même si je connais la montagne- Surprise-
L’inattendu connu.
Pensées pour ma famille.
Hâte de leurs parler tout à l’heure.
La fatigue s’installe lentement et me ramène à ma vie.
Je me sens un peu moins fringante qu’en début de journée. La chaleur prend le dessus. Lorsque les oiseaux chantent moins fort, c’est signe que c’est bientôt le moment pour un petit repos.
Mais pas le temps d’arrêter en pleine montée…aller, un p’tit coup de cœur.
L’expérience de Topographies est très différente de la randonnée « ordinaire ».
Pensées entrecoupées.
Difficile de vivre cette euphorie que procure habituellement la rando.
Travail-Art-Rando
Animaux et humains partagent la même route sans carambolages !
Beaux champignons noirs.
Équilibre
Traces humaines… traces animales
Ah non, encore une chanson de Passe-Partout « laisser sa trace ».
Leave no trace
Rebelote
À pars les traces de pas, aucunes traineries. Sans déchets et sans papier de toilette.
Bravo les humains pour cette fois !
Viréo aux yeux rouges
Grive solitaire
Paruline du Canada et Paruline Bleue.
Dans mes écouteurs, ça sonne mauve !
Bravo aux bénévoles pour l’entretient du sentier et pour les indications claires.
C’est rassurant !
Même constat en descendant.
Bravo !
J’ai devant moi un beau sentier bien dessiné.
Ce qui me fait penser que tout le monde aime les sentiers.
Petits et grands.
Dans la nature, en ville, dans les cours d’écoles; faisons des sentiers !
Un sentier c’est un jeu ! -Paroles d’une ancienne éducatrice.
Oups, j’m’en viens-tu comme Viateur ?
14 h00 L’heure où la nature s’endort.
Pourquoi ne pas faire une pause nous aussi en début d’après-midi ?
La nature le fait.
Plusieurs pays le font.
C’est naturel.
On s’en va à sens contraire !
Manger une barre énergie.
Regarder ma carte.
Le sommet me semble désormais possible.
J’ai pu observer un oiseau…enfin !
Manger
Crémer
Besoins primaires…les liens se font facilement.
L’art du camouflage
Elles sont hot en titi les grenouilles qui se camouflent un peu partout!
Belles même si pas belles.
Arbre tombé.
Un grand déraciné
Encore une fois, pas seulement vrai dans la forêt.
Me souvenirs d’être venue ici avec Albert et ses amis.
Belle jeunesse,
Je m’ennuie un peu parfois de la mienne.
Montée qui n’en finit plus.
Ouf… humide, les mouchent en raffolent !
Je viens de voir une minuscule grenouille. Je sens encore mes pensées enfantines… « saute, saute, saute petite grenouille » ou bien les objets très petits et très grands présentés par Passe-Montagne « Est-ce que ça se peut ? ». Toujours un peu nigaud celui-là !
Je commence à anticiper ma descente.
Je viens d’entendre un camion chargé de bois. Leurs ravages sont tant bien que mal camouflés sur le sentier mais Watch-out au sommet-colère !
L’heure est aux crapauds.
Et que ça saute !
Changement de décor !
Lumière, feuillus, fougères et même le vent !
Optimiste
Quel exploit que de prendre son temps.
Ça ne s’apprends pas en claquant des doigts
Lenteur
Beaux grands rands brins d’herbes en hauteur.
Oh ! Ça me rappelle un souvenir de jeunesse !
On s’amusait à faire chanter un brin d’herbe entre nos 2 pouces. Il fallait faire attention pour ne pas se couper les lèvres.
Nostalgie
La descente me ramène au ski de fond. J’aimerais apprendre des techniques de descente… ça n’a jamais été ma force.
Même chose pour les marches d’escaliers.
Ça craque, ça bouge mais comme ma mère disait toujours « Ce qui craque ne casse pas »
Oh yeah ! C’est positif !
Seule à l’abri du Valcourt.
C’est ici que j’ai dormi avec les loups (avec les coyotes mais c’est moins poétique).
Je me rappelle que je suis comme dans un genre de congé et que je vais me relaxer tout à l’heure… première fois que cette idée surgit aujourd’hui. J’aurais été bien ici aussi.
Bien partout ! C’est ce qu’il dit le km 610 !
Il faudrait que je commence à soigner mon écriture si je veux me relire…j’en suis capable.
Chemin de 4 roues
Chant du roitelet
Brise chaude et agréable
Bien
620 de l’autre côté
Oh ! Un camouflé putrifié !
Début d’une vue
Il me fait rire… malgré la tragédie.
Crapaud tellement tenace dans son art du camouflage qu’il en est mort !
1ère prise de notes
Viréo à tête bleue
Paruline à gorge noire à 637 mètres d’altitude.
À la voiture, premiers essais. Je pars sur la trail. Un peu nerveuse mais tout de même emballée par le projet.
Je sens que les mouches vont me donner du fil à retordre.
Retour à la voiture
Je vais continuer de l’autre côté, jusqu’au camp à Valcourt.
Il est tôt, il fait beau !
Positive et emballée !
Je vais devoir retourner au crayon noir
Trop sombre pour ce jour… mais bon.
Envahie par les hautes herbes.
Non pas as envahie…enrobée.
La montée, du moins la première, est faite
C’est ici que je vais redescendre.
Demain, je reprendrai de l’autre côté.
Douceur
Douceur des couleurs et du chant des oiseaux.
Même le bourdonnement des moustiques est beau.
Pas besoin de marcher très longtemps pour reconnaître MA réserve Matane.
Fougères, mouches et chaleur
Je sens que cette rando sera très différente de ce que je suis habituée de faire…j’aurais dû m’apporter plus de collations…je serai souvent arrêtée.
Oh lala les mouches !
Beaucoup de mouches
Paruline à gorge noire
Merle d’Amérique
Fougères
Début de l’ascension
Le projet aurait pu s’appeler « Les pensées de la randonneuse ».
Je vais essayer de me calmer le cerveau… les mouches à marde me tannent un peu… mais je suis beaucoup meilleure qu’avant pour les endurer…pour ne pas devenir folle !
Bientôt arrivée à l’auto
Pas envie que ça s’arrête
Je viens de commencer à décrocher
Je vais continuer !
Fougères et vers
Beau, beau, beau !
De retour dans les ravages de la tordeuse
Dire que je commençais à planer
Ça replace les 2 pieds sur terre
Beau pareil
Je n’y avais pas encore pensé mais je vérifierai certainement à savoir si les coordonnées en altitude de chaque montagne correspondent à la même émotion, dans le même groupe de pensées.
Y aura-t-il un lien ?
Peut-être.
J’écris en vert fougère
Grenouille
Beaucoup moins d’enregistrements sonores…presque 2 heures sans sono.
La nature est sur pause
Calme
Je me sens plus calme moi aussi.
On s’acclimate elle et moi,
On s’apprivoise.
Je troque l’enregistreur pour le cahier.
Fougères, brise légère, chaleur, mouches
Tout est nouveau dans cette façon de marcher.
Je ne trouve pas encore la quiétude habituelle.
Je commence doucement à m’acclimater au lieu.
Je vais continuer avec le crayon pour quelques temps.
Sentier bifurqué, arbre tombé… ça monte !
Premier champignon en sous-bois
Ben voyons !
J’ai des idées en aquarelle ! … pas mon genre
Certain que je vais utiliser des couleurs de courbes aux couleurs franches mais j’ai également envie d’aquarelles et de couleurs tendres.
Lignes topographiques effacées, naturelles, sur du beau papier… à suivre… ça cogite !
Besoin d’une montre pour la prochaine montagne !
J’enregistre un trygolite des forêts.
J’en suis encore à essayer de me trouver un setup confortable.
Disons que c’est la journée test, la première de tout.
Il fait beau, c’est l’fun, j’me convainc.
Le sandwich que je mangerai au sommet me motive à avancer.
Toujours garder la tête haute!
Surtout ici, en forêt, pour ne pas se prendre la tête dans les fougères.
L’aspect visuel vient de changer.
C’est ici que reprends la trail végétation mixte.
Soleil, ombre, tout beau, calme
Serein…pas l’oiseau.
Passé 13 heures;
Les oiseaux font la sieste…mais pas les mouches !
L’humour garde positif !
La nature a changé rapidement.
Je sens que le sommet n’est plus très loin. Je m’en approche.
Fond de quatre-temps,
Fini les fougères,
Conifères pas très grands.
La nature laisse la place au sommet.
Elle met la table.
Arrêt pour dîner
Vue sur le magnifique et emblématique lac Matane.
Je vais installer ici mon kit de son.
Petit diner bien apprécié au doux chant des juncos. Ils savent choisir leurs spots ceux-là !
Très contemplatif.
Je me sens bien.
Pas long que la nature fait son job de nature.
Fourmis et moustiques
Vue grandiose
Parulines à joues grises et à bedaines jaunes.
Roitelet à couronne rubis
Dans mes oreilles, le gazouillis de ces oiseaux chante de couleur orange !
Yeah ! C’est comme ça que ça se crée une couleur.
La magie commence à opérer.
Je retourne à ma vue, au 810.
Quatorze couleurs relevées dans le paysage, quatorze ressentis.