
Avec ses 1 063 mètres d’altitude, le mont Blanc est l’un des plus haut sommet de la Réserve faunique de Matane. Cette montagne très sportive exige un bon niveau d’endurance, mais récompense chaque effort par une ascension à travers une végétation luxuriante menant à un panorama grandiose à 360 degrés. Le vent y est omniprésent, les couchers de soleil sont mémorables et les prairies alpines qui s’étendent au-delà du sommet procurent une sensation de liberté unique. Cette montagne, à la fois puissante et apaisante, a inspiré une œuvre, une vidéo et une trame sonore qui cherchent à transmettre toute la grandeur de ce lieu exceptionnel.
Avec ses 1 063 mètres d’altitude, le mont Blanc est le plus haut sommet de la Réserve faunique de Matane. Cette montagne très sportive exige un bon niveau d’endurance, mais récompense chaque effort par une ascension à travers une végétation luxuriante menant à un panorama grandiose à 360 degrés. Le vent y est omniprésent, les couchers de soleil sont mémorables et les prairies alpines qui s’étendent au-delà du sommet procurent une sensation de liberté unique. Cette montagne, à la fois puissante et apaisante, a inspiré une œuvre, une vidéo et une trame sonore qui cherchent à transmettre toute la grandeur de ce lieu exceptionnel.
Les courbes de niveau, espacées de 10 mètres d’altitude, deviennent autant de points d’arrêt : un moment d’écriture, d’observation et de ressenti à chaque courbe franchie. 71 courbes ont été parcourues sur cette montagne, chacune associée à une émotion dominante.
Lorem ipsum
C’est la dernière courbe que nous avons marché.
« C’est ici que je te dis bye ! J ’ai repassé en boucle dix versions différentes de te dire aurevoir mais je les ai toutes oubliées. Je te laisse trôner ma beauté ! Contente de t’avoir rencontré. Fin. » KR
« Des cents pas. Descente pas à pas. Un devant l’autre. Sans hésiter. Marcher au cœur de notre territoire. Le découvrir. Se découvrir. Apprendre aussi. Merci Katy. Belle amie. Toi et tes projets fous. D’août et des autres mois. Voilà ! Mission Mont Blanc accomplie ! » VC
« Départ…encore un départ…le départ officiel. Encore accrochée à mes fils, comme à un respirateur artificiel. Le passage à la voiture ainsi que le génie de ma partenaire ont fait des merveilles.
Beau début de sentier en bordure de la rivière Matane. Le stationnement est plein. Ma belle blanche, je crois que tu as des admirateurs…fiou, fiou ! » KR
« Un autre recommencement pour marcher jusqu’à toi. Les insectes tournoient dans la lumière. Le vent souffle dans les branches.
Tu es forêt, feuilles mortes, bouleaux jaunes et pousses d’érable. Je ne te connais pas sous cet angle. » VC
Premier champignon.
« Ici le vent ne sonne pas pareil. Il ne sent pas pareil. Il brassouille les feuilles des arbres. Il s’entend facilement. Doux, même s’il est fort. Peu menaçant. Comme un p’tit bonhomme qui fesse dans l’vide. » KR
« Conifères et feuillus s’unissent. Symbiose. Connection. Les bruits sont différents. Je pourrais m’y perdre. Forêt boréale vue de la terre. Le ciel presqu’imperceptible. Aucun horizon. Que du vertical. » VC
« Je vois du bleu-mauve. Une feuille rouge tombée du sol. Début août et déjà, à plus d’une reprise, je remarqué que l’automne, ou simplement que les premières plantes du printemps commencent à céder la place à l’hiver ! J’extrapole un brin. » KR
« Technique mathématique. Intellectualiser, mesurer la pensée, les pas, les degrés. Improviser avec pour thème la sensation, la pensée.
Se cacher derrière les mots. Se terrer sous ta blanche. Explorer le réel. » VC
« Difficulté à m’accrocher au sentier. Problèmes respiratoires. J’essaie d’enregistrer mon souffle et les battements de mon cœur mais la machine lâche sans arrêt. Une chance que la montée ne soit pas trop raide…moi ou la machine, ferions une crise de cœur. » KR
« Marcher, avancer, se concentrer, calculer les pas, les ombres, s’arrêter. Se forcer à regarder comme si tout était nouveau. Redécouvrir. Retirer le couvert, y mettre du vent et du bleu. » VC
« J’écris connectée, écouteurs aux oreilles et ça me fait rager. La machine s’arrête et m’empêche de respirer. Je pourrais peut-être arrêter de suivre son rythme et tout débrancher. » KR
« Bois mort de sa belle mort. Pourriture. Tapis couleur d’épinettes. Tomber, se coucher, y dormir, y faire renaître, s’y nourrir et germer le futur. Régénérescence non programmée ! Tricotté serré. S’appuyer. » VC
« Je vérifie par deux fois si je ne me suis pas trompé de lunettes. Ai-je mes lunettes de soleil ou de vue ? C’est à cause d’un gros nuage au-dessus de ma tête… sûrement à cause de mes fils… » KR
« Tu respires, tu souffles. Tu m’éveilles, prends vie. J’aime m’aérer en toi. Prendre le temps que tu me donnes. Mes oreilles bourdonnent. Je sens ton cœur battre Mont blanc. Tu es vieux et jeune à la fois. Tu renais à chaque jour. » VC
« Le début du sentier nous donne des indices sur ce qui nous attends. C’est comme si nous écoutions un film en reprise et en plus, à l’envers. Nous sommes sous un couvert forestier. Le sol est riche, ça craque quand on marche, ça craque aussi quand je lève la tête. Ça craque aussi quand je mets mes écouteurs ! Christ ! O.K. Je décroche de mon respirateur artificiel sinon je n’aurai plus de fun. Vis le moment ma Katy. » KR
« Tu me couvres. Tu me prends dans tes arbres-bras, me dessine un chemin, même deux. Je monte en toi, me rapproche doucement. J’ignore la descente. Ne la souhaite pas. » VC
« Descente de roches. J’en fais dégringoler une et je m’imagine. Comme une cloche qui sonne la fin. » KR
« Insectes qui se dégênent…juste un peu. Je les aime timides et discrets. » VC
« Passage marqué. Graffigné de framboisiers. Sentier parfois rocheux, sombre sous le couvert forestier. Vent encore doux. Tout doux. Je vois le gris. Je ne l’avais pas encore remarqué depuis les trois jours que nous sommes ici. Mont blanc, tu grisonnes. » KR
« Surmonter les embûches, s’y frotter, avec l’énergie, celle du désespoir? Ne pas reculer, jamais. L’amitié au service de tout, du beau et du laid. » VC
« Grands boulots. Comment ne pas aimer un bouleau ? Il a tout pour plaire…écorce pâle, blanche…tout comme toi ma belle montagne. À ses pieds, une belle diversité, colorée, vivante.
Ils trônent ici les boulots. Ils sont les rois de ces basses courbes. Ils attirent le soleil et la lumière leurs vont bien. Bel équilibre. Pâle mais bien dosé. » KR
« Tu dors Mont blanc. Calme avant la tempête, l’eau, la neige, le vrai froid. Tu te reposes après des milliers de chagrins. Tu te sèches, te recueilles. Je me love en toi. Ta courbe apaise mes courbatures. » VC
« Dans vraiment pas long, je pourrais te dire que je te connais sous toutes tes courbes. Je te tutoie maintenant que je te connais. Je t’ai exploré que par le sentier, je sais que tu as encore tant à me montrer. Nostalgie, déjà! » KR
« Descendre. Des cendres. Bois mort, brûlé comme le corps. Encore le « je nous ». Le thème de mes déplacements vers le bas.
Je ris sans rire. Je me tais, j’ai presque tout dit. » VC
« J’écris sous un cerisier (485). Les fruits sont rouges et brillent au soleil. L’écorce est noire, Wow! Beau contraste! Ils font un beau couple les bouleaux blancs et les cerisiers à grappes. Les feuilles du cerisier suivent le même rythme que celles des bouleaux. C’est un match parfait! » KR
« Je te goutte framboise, petite fraise, quatre-temps.
Tu me nourris le corps et l’âme. Courbe nourricière, généreuse, hospitalière. » VC
« La vie semble facile depuis le début du sentier. Comparé à en haut, c’est du gâteau.
En regardant devant moi, je vois le nombre d’épinettes s’accroitre. Bientôt ils prendront toute la place… je le sais!
Je continue de marcher dans une forêt sombre, oubliée par les bouleaux et les peupliers. » KR
« Comme un sorcier, tu caches tes potions mortelles en ton lit de fougère.
Tu ne m’auras pas Mont Blanc, oh que non!
Tes fruits semblent délicieux mais je me méfie. » VC
« Les érables, petits et frêles, se taillent une place. Leurs troncs juvéniles ne sauraient chauffer une cheminée. Tant mieux pour eux. Petit conseil, ne touchez à rien. Arrêtez de grandir, ainsi vous pourrez rester là où vous êtes. On dirait une maman mère poule qui parle… Ça doit être ça le vécu. » KR
« Un banc. Seul. Placé juste ici. Pour tes visiteurs. Repos, le temps d’explorer tes nouveautés. Chaque pas, avancer, est neuf. Empreinte faite pour la première fois. » VC
« Les quatre-temps sont finis ou ils n’ont pas encore rougi.
Le ciel est gris.
Devant, plusieurs arbres morts, je m’en vais voir et j’espère y revenir. » KR
« Oublier les mots, les regards, les oreilles.
Sentir et ressentir. Toucher. Te caresser. Tes fougères et ta terre. Ton bois mort et tes jeunes pousses. Sécher et s’humecter. » VC
« 520, tu te tiens près d’un chemin forestier. Le chemin forestier utilisé pour tuer la toison de tes courbes voisines » KR
« Ton sol est fertile. Chacun a à manger. Ai-je faim? » VC
« Malgré ta faible altitude, bientôt nous devrons te quitter. Mont Blanc, nous allons te cocher. Mont Blanc, je penserai à toi souvent. Mot Blanc, ma muse! Je te glorifierai de tout bord tout côté, fie-toé su moé. » KR
« Savoir et se voir. La tête dans les nuages ou les pieds encrés au sol.
Vol d’oiseau très loin, si loin déjà.
Rester là, ici. Pas ailleurs. Ici.
Le périple tire à sa faim, fin.
La montagne a donné. J’ai pris, tout pris. » VC
« C’est ici que je te dis salut. C’est ici que je te tourne le dos. Entourée de fougères qui te sont si familières. J’ai hâte de te rendre hommage. Je n’en serai pas peu fière. Je me retiens de pleurer. J’ai la gorge nouée. Merci. Merci tellement Mont Blanc. » KR
« Dernière courbe du pèlerinage.
Tous sont réunis. En même temps. Je te devine Mont Blanc, derrière ta forêt. Au loin. Splendide. Fin. » VC
« Nous descendons sur le chemin forestier et ce chemin me rappelle mes descentes en ski. Chasse-neige accoté! « Nous glissons sur la neige blanche, en ce beau jour de dimanche. » KR
« Un chemin moins fréquenté se pointe le nez.
Autre passage pour accéder à toi Mont Blanc.
Des passages comme des rides sur des courbes. » VC
« Je reconnais la place, j’y avais caché un beau panache. Je suis revenue le chercher l’hiver dernier, tout beau, immaculé. » KR
« Rien ne s’y voit. Ton trésor semble bien gardé. » VC
« Au cœur d’une coupe. Coupe diagonale, coupe transversale, coupe latérale, c..pe, oups j’ai coupé mon mot.
Les framboisiers ont conquis l’espace! Il y en a des milliers.
J’en connais qui vont se régaler cet été! » KR
« Arrêt au cœur d’une coupe à blanc. Planteurs y ont déjà fait le reboisement. Épinettes âgées d’à peine 2 ans. Abandonnées là avec l’espoir qu’elles y grandiront pour y protéger le futur. » VC
« La tête sous un nuage. Un frisson sur tout le corps. La lumière bouge au rythme du vent. » KR
« Plus je te quitte, plus tu me manques Mont Blanc.
Un lieu en moi s’est ouvert. » VC
« Mortes cocottes.
Pissenlits en bubus.
Quatre-temps bien vivants. » KR
« Route et voiture maintenant. Randonneuses à gazoline. Je nous repose.
Marguerites et immortelles se côtoient. » VC
« Dernier arrêt descendant. Le sentier se rapetisse, une fine ligne sur cette majestueuse. Non-visible à vol d’oiseau, discrète, sinueuse mais solide.
C’est du solide le Mont Blanc. Je t’aime !! » KR
« Dernière courbe pour cette portion de sentier. Des arrêts obligés. Pour faire le point. Regarder dehors et dedans. Explorer sans juger. Écouter. Et entendre. Belle aventure au cœur du Mont Blanc, tout près. » VC
« Randonner c’est voyager. D’ailleurs, ma chanson de l’été : « Voyager, je n’aime pas ça, si c’est voyager sans toi. Je n’aime pas les couleurs, de ces paradis, qui sont toujours gris sans toi. » -Mario Pelchat.
Un peu beaucoup cucu. Mais que voulez-vous? C’es aussi ça la vie! Avec ben du crémage! » KR
« Le calme revenu. Un oiseau inconnu rassuré. Ces cris ont eu raison de nous. Cette courbe topographique était réservée. Qu’arrivera-t ’il à la prochaine? » VC
« Oiseau non-identifié. Pas si ordinaire le sentier finalement. Chant agréable, couronne marquée, de toute beauté. Sous peu, nous remonterons le sentier pour aller 5 à 7 ter. » KR
« Des suisses-écureuils. Ben non, des oiseaux! Fâchés? Inquiets de notre présence. Tit-oiseau laisse-moi pas tranquille. » VC
« Petite forêt bien garnie, toutes en bassesses. Ça en fait des s. S comme sinueux, sentier, serpent, il prend bien sa place le S.
Salut! Sastalawégo! »KR
« Un suisse? Plus de feuillus ici, quoi que. Le conifère est encore roi. J’aimerais connaitre le nom de tous les arbres, les plantes, les oiseaux, leurs chants. C’n’est pas un suisse, c’est un bruant à gorge blanche. Merci Merlin » VC
« C’est le cœur battant dans les oreilles que nous remontons vers notre abri.
Tapis de quatre-temps, Lichen sur une souche, le temps est bon au son du tempo de mon cœur.
Écouter, s’écouter et avancer! » KR
« Le cœur bat plus fort. Le rythme de marche accélère. L’ascension, le retour vers les hauteurs.
La tête commence à penser au refuge, au souper, à la bière.
Le corps supporte le poids de la journée. De la nuit trop courte.
L’union de tous ici et nulle part ailleurs. »VC
« Le sentier semble tout à fait normal. Un sentier habituel, presque banal. Nous faisons le sentier en descendant… pour l’instant… ce qui est peu commun dans un sentier commun…
Un peu plus haut, un peu plus loin… sacrée Ginette! Elle avait bien raison, Mais je ne pense pas qu’elle parlait des montagnes escaladées. À chacun sa salade! » KR
« Rouge au sol et dans le feuillage des arbres. Contraste. C’est Noël, ici, En plein été! Santé grand nez, toi pareillement tite dent! »VC
« On pourrait remplacer « avoir la tête dans les nuages » par « avoir l’épilobe dans l’vent ». Je me rends compte que la brise prend une part importante de l’expérience. Un défi sonore, un perpétuel mouvement, un parfait camouflage pour les oiseaux! » KR
« Les quatre-temps. Feuillage rougi. Gêné. Comme une petite clairière. Accueillante. C’est doux la lumière, le vert, l’air.
Nature, tu me fais de l’effet! » VC
« Les épilobes ont fait leur temps, les fougères exposées au soleil tout autant.
Un chemin de quatre-temps s’offre pour mon grand plaisir. La beauté se cache dans si peu… mais si grand à la fois.
Arbres moyens, en vie toute la gang! La santé se porte bien par ici. » KR
« La forêt se resserre. M’entoure. Je m’y sens protégée. Je pourrais dormir ici. Petit lit à l’abri. Douillet. Calme. » «VC
« Rouge cormier.
*Les couleurs des murales seront toutes inspirées par un élément de la nature. Le nom de la couleur portera le nom de cet élément.
Vue dégagée. Tout ce vert et pas que le vert fougère là !!! Vert feuille de framboisier, vert sapin, VERT FORET! » KR
« Se libérer. S’abreuver. L’eau, que je ne vois pas. Si précieuse. Mais elle y est. Sous mes pieds. Dans chaque plante, arbre. » VC
« Les boutons d’or, les catherinettes et les immortelles bordent le chemin. Que de jolis noms de fleurs!
Territoire très différent du début… chose que l’on sent moins en hiver.
Fleurs chaudes par temps frais. » KR
« Des poteaux de téléphone, de cordes à linge. Plantés là. Nus et vierges. Par chance, pas d’appel à faire ni de linge à laver. » VC
« Les feuillus se font plus présents. Ils prennent leur place. Presque clairière (Claire-hier).
Les feuillus aiment les clairières, ils peuvent profiter du soleil sans trop se faire achaler. » KR
« Maintenant, c’est jaune. Le silence presque. Même le vent est muet. Il se tait pour mieux voir. » VC
« À l’abri, quel mot réconfortant. À l’abri du vent à l’abri de la tempête. À l’abri du vent, les moustiques en profitent pour chanter, danser et piquer.
*Chow ! Me fais piquer…mais si peu » KR
« C’est occupé ici. Les framboisiers. Le bruit des abeilles. Même un maringouin a le goût de tenter sa chance. Un bourdon. L’activité de la forêt. » VC
« Ici un orignal s’est posé, il s’y est surement endormi. Il a laissé sa trace au travers les herbes hautes qui caractérisent tellement bien cette montagne.
Avoir été un cervidé, j’aurais moi aussi opté pour le Mont blanc. » KR
« Grimpereau brun. Occupé à manger des larves sur les troncs morts. Je l’entends. Mais il se cache. Tout autour et en dedans. » VC
« Jadis, les géants échevelés nous auraient protégés de ce scénario peu invitant. Ces survivants ou ceux qui tiennent encore debout jusqu’au prochain grand vent, font office de paravent clairsemé pour nous laisser entrevoir la face cachée du Mont Blanc » KR
« Un banc juste avant la descente, ou la montée. Petite pause.
Du rouge d’arbre. Le premier depuis 850 (le char à Katy) !
C’est beau du rouge. » VC
« Oh là là, moins fringantes les cow-boys !11
Nous marchons depuis midi et demi…chilos…coolos…
Bien différent pour l’ascension, il faut s’acclimater. Une sapré chance que l’on ne fait pas le Kilimandjaro !
-On s’acclimate dans un climat clément. –
Eh hop ! Tout là-haut ! Au sommet ! » KR
Fait chaud, le petit vent gentil caresse mes bras, mon visage. Juste parfait.
Le cœur ralentit doucement, S’y fait. S’adapte.
L’humain qui s’adapte. Capable de la faire sans blesser l’autre. » VC
De l’autre côté du chemin forestier. Ça semble différent, moins beau…la présence humaine fait défaut dans ce hameau…
Une traversée de pierres concassées, un sommet éplumé et mon stylo qui semble avoir envie de suivre le move et de rendre l’âme.
Ce n’est qu’un passage obligé, tout sera plus beau de l’autre côté…euh…dark cette citation. Wo !
Les oiseaux chantent, y fait beau et on est bien…si bien. » KR
« Des traces. L’homme et l’animal. Des cailloux venus d’ailleurs pour y construire une route.
Terre fraiche, pour avancer, survivre, s’occuper.
Le blanc. Pour coupe pas pour les nuages. » VC
« Impossible de ne pas la remarquer cette cime échevelée, je dirais même dénudée…au coco.
Triste réalité dans tant de beauté. Je passerai mon chemin et ce n’est pas ce dont je parlerai mais je ne peux l’ignorer. » KR
« Amie du rythme. Cheffe d’orchestre de cette randonnée improbable. À l’écoute de ce qu’on voit.
L’hélico revient. » VC
« Je sens la montagne 4 saisons. Sûrement parce que je l’aime tellement en hiver.
Les arbres sont tombés, fragilisés, abandonnés. Les jeunes pousses passeront-elles l’année…? J’y retournerai avec joie pour vérifier. » KR
« Arrêt mathématique. Des chiffres. Des heures. Des carreaux.
Un chant d’oiseau comme une horloge. Rythmé. » VC
« Les framboisiers viennent de se pointer. Quelques feuillus profitent du vent sans craindre de craquer-comme leurs voisines les épinettes échevelées-.
Vie et mort cohabitent. » KR
« Ça se resserre doucement. Les fougères toujours là.
Petite herbe, grande plutôt apparaît en amie.
Un arbre tombé. Épinette. Stoppé dans sa chute par deux autres bouleaux. Le soutien, même ici. » VC
« Au début une espèce (les fougères), après le blé. Ici, c’est très bien égalisé. Tout mélangé, autant l’un que l’autre; ensemble, c’est surement pour ça que le sentier ici est si invitant. Comme si chaque pierre y avait été déposée. Le vent fait danser que les plus grandes, pendant que les petites attendent. » KR
« Magnifique. Ça sent bon. C’est doux et aride aussi.
C’est frais. Impression de marcher dans un lit de rivière. Les arbres s’ouvrent devant nous. » VC
« Vue sur le géant, vue sur le Mont Blanc. Juste avant, un petit vallon qui me fait d’ailleurs penser à la chanson « La vallée de Dana ». Chansonnettes encore très présentes ici… chansons d’enfants également mais je préfère ne pas y penser. Lieu très occupé par les orignaux -surement à cause de la petite vallée au calme- mout de sentiers de cervidés. Haut lieu de villégiature animalier. » KR
« Sentier large, facile, protégé par les arbres abîmés par les tempêtes, ayant soufflées plus qu’une fois. Les saisons. L’été et l’hiver qui se côtoient. La jeunesse et la vieillesse. Même ici. » VC
« Entre un coup de bec du pic et une motte de mousse de sapin, ni vu, ni connu, nous sommes rendues à la courbe 810. Nous allions presque passer tout droit mais la nature nous a rappelé à l’ordre !!!
L’ordre, c’est le mot d’ordre… Belle phrase à faire apprendre par cœur à un adolescent! » KR
« Vieille arbre qui nous expose sa mousse touffue.
Petit refuGe pour une petite faune de passage.
Merci grand arbre. Même vieux tu nous séduis par ta force et ta résistance. » VC
« 2 souches. 1 chemin qui semble avoir été emprunté par un 4-roues. De chaque côté les fougères et au centre le blé. Tout se divise en 2… se dédouble ici! Même le vent y va de ses secousses à 2 vitesses! » KR
« Vieilles souches de plus de 50 ans. Comme moi! Retour aux souches? Ça vient d’ici l’expression?
Aucun oiseau. Aucune mouche. Le vent. Fidel ami. Comme ces arbres l’ont été. » VC
« Ça danse… et pas juste dans ma tête… les hautes herbes se balancent plus aisément et plus rapidement que les cimes de bois mort. C’est qu’elles sont jeunes et vigoureuses… ou simplement destinées à se balancer.
Arrivées à la rivière, au ruisseau ou plutôt à la source. « Petite source sur son tapis vert ». Belle entrée tant en montane qu’au restaurant. Plusieurs animaux s’y abreuvent, elles sont rares dans le coin les sources. Les sources d’eau car les sources d’inspirations y sont bien présentes. Mais l’inspiration ce n’est pas ça qui nourrira la bête. L’inspiration, ça nourrit les hommes (femmes). Tout ce beau monde aurait bien intérêt à en manger de l’inspiration. Une belle petite prescription : inspirez-vous gentes gens. Nous nous en porterons tous mieux. » KR
« La réalité du quotidien, des responsabilités qui sonnent à travers cet arbre qui craque, ces fougères qui dansent.
La nature est plus douce, là là maintenant.
Un avion au loin survole, amenant des passagers inconnus vers je ne sais où.
Où allons-nous déjà?
Arrivées à la source. Lit de mousse. Clairière. Trace d’ours vue. Véridique ou imaginée.
On remonte dans nos traces. Celles empruntées par d’autres avant nous. Blancs ou amérindiens. Marcheurs ou chasseurs. Marcheurs chasseurs.
L’humain qui découvre, recherche, contemple, admire. Celui qui sacre aussi, détruit, arrache, tue. J’aime mieux le premier Mont Blanc. Et toi? VC
« Les géants noirs.
Certains, voir plusieurs épinettes sont déplumées de leur sommet. Elles se balancent, nues, au gré du vent. Les grandes cimes mortes trônent au travers un nid de fougères.
Je crois qu’elles aiment le vent… comme moi… dans mon élément. » KR
« Recherche de l’impossible quand tu vois pas : des lunettes, couleur terre. On a cherché, cherché, cherché. Trouvé que du vert, de la terre, une dent (de la terre, à ne pas confondre avec les dents de la mer). Encore ce vent. Généreux. » VC
« J’ai vu ce que l’on appelait quand j’étais jeune du poison à couleuvre. Il me semble que je n’en avais pas vu depuis longtemps. Paraîtrait que les feuilles se mangent ais pas le fruit. Ce n’Est pas aujourd’hui que j’y goûterai… -Prudence -» KR
« Les fougères et la mousse, vertes, jeunes, pleines de vie. Contraste avec ces conifères gris, fatigués, usés. La force de la vie. » VC
« 11h40. Premier arrêt, stationné au Saddle. Déjà rencontré 2 couples ainsi que Daniel du SIA et son équipe (3). Surprenant!
Léger vent, frisquet, on s’adapte et on rigole. Les herbes sont hautes. «Des herbes à hauteur d’hommes… euh… de femmes. »
Excitant le commencement de cette rando. On part en descendant. »KR
Courbe où on commence hier et aujourd’hui nous revoilà pas du tout au même endroit, tout en bas de la montagne avec un mot de passe pour marquer sa fin. Certain que Mme Blanche ne pouvait pas nous laisser filer ainsi. Un beau sentier bien bouetteux qui nous a permis de nous rafraichir les pieds, de nous faire rire un peu et faire des prises de sons. Direction Ruisseau, pour faire le plein et finir e tronçon en beauté. » KR
« Début du périple! Y’a le vent qui est partout. Caresse les arbres presque morts mais encore là. Droits et forts. Petit sentier tout doux. Caca de coyote, Katy dit, retrouvé sur le sentier. Délice pour des escargots pas de coquilles. Une mouche vient de passer. Bruyante.
Même courbe, autre lieu. Ici, la bouette s’amuse à rendre passage humide, sonore, brun. Mes bottes en maquent la trace. Brun, la couleur de l’amour?
Suis assise sur le tronc d’un bouleau jaune. Courbé par les hivers et la neige pesant. Survivant, lui aussi. Suis-je une survivante? Oui, je le suis.» VC
« Ochelaï qu’a dit Valéry. Montée boueuse et pieds rafraîchis. Des voix pas si loin, ça me surprend à chaque fois. Je me demande s’ils sont eux aussi en mission. C’est certain que oui. Venir ici c’est une mission. T’en fais c’que tu veux comme tu veux. Ciao! » KR
« Traversée de bouette complétée avec succès.
Plus facile de monter que de descendre. Comme dans la vie.
Mon cœur est plus léger je sens. Espoir, énergie, retrouvés.
On va manger. Mes papilles brûlées me remercieront bientôt.
Des randonneurs arrivent. Ciao! » VC
« Les ti oiseaux jouent.
Les brins d’herbe me chatouillent les cuisses.
Qu’est-ce qu’il y a de plus beau qu’une prairie alpine ? Une prairie alpine qui n’en finit plus de finir et ce, pour mon plus grand plaisir.
Pas de mouches, du beau p’tit vent que l’on sent capable d’être violent.
La vie est belle. » KR
« Les yeux fermés, je pourrais être ailleurs. Quelque part ou le silence est roi. Et le vent, fou.
Je suis le pion de ce jeu, sans échec.
Avancer, reculer.
Sans se perdre, juste gagner.
« Full d’action !
Un groupe de 10 jeunes sympathiques en route pour 21 jours.
Une famille de perdrix qui m’a permis de prendre de beaux p’tits sons de poules.
On remonte.
J’entrevois le fleuve au loin, mon point de repère de Gaspésienne. » KR
« Traversée de 9 jeunesses en direction du lac Beaulieu. Partis pour 21 jours. Ce que ça prend pour changer une habitude. Inspirants.
Petite maman perdrix s’expose dans le sentier. Stratégie de diversion. Bébés à notre proximité. Sons captés par le micro de Katy, qui se fatigue. » VC
« Me semble que nous venons tout juste de passer par ici. Il s’en est passé des choses ici depuis ! L’endroit a été venté, le soleil a changé son orientation et 20 plus nous, donc 24 pieds ont foulé le sentier !
Ouain, y s’en passe des affaires au Mont Blanc ! » KR
« Une amie verte venue se poser sur mon cahier. Curieuse.
Au loin, une forêt qui imite les cercles formés dans l’eau quand on y jette une roche.
Le nuage qui la surplombe, admiratif de ce décor.
Mont Blanc, tu trônes au milieu de tous. » VC
« Beau grand sapin, raide et fier parmi ses consœurs fougères. La cime remplie de cocottes. On dirait que même son vert essaie de s’ajuster à celui des belles feuillues dentées.
Mais non. C’est utopique pour un sapin de se pâlir devant les beautés.
L’épinette, plus feluette, quant à lui semble y arriver…c’était sur une nuance de vert. » KR
« Je veux une montre pour connaître le temps. Le temps, celui qui s’appelle maintenant.
La mousse fraîche et douce m’accueille. J’ai le cul béni. Pas que les yeux. Chacun son tour.
Je ferme encore les yeux. Ça s’écoute bien mieux. Je ne fais pas qu’entendre le vent. Je le ressens.
J’attends.
Ah tiens donc.
Encore le temps.
Tout le temps pour attendre. » VC
« Début de la descente soutenue. Descente est un nom féminin mais est-il positif ou négatif ? « Une descente soutenue » Positif pour les sportifs aguerris et négatif pour les buveurs de bières sur leur divan. » KR
« Ombre et lumière.
Repos pour écrire ce qui m’habite, le silence.
Le téléphone qui entre avec le piaillement des petits oiseaux, les abeilles affairées, le vent lointain, réserve.
Le soleil immense nuage comme compagnon.
Ombre et lumière encore et toujours. » VC
« Retour à la vue panoramique. La fin me tiraille. Bientôt, bientôt…
On voit bien le ruisseau d’ici. Je ne l’avais même pas remarqué à l’aller. Il faut avouer qu’il est tout petit face à toute cette grandeur !
C’est un beau ruisseau sur un tapis jauni. » KR
« Roches. Que racontez vous ? Pointues, allongées, usées aussi par les années ou l,Homme il y a des milliers d’années.
J’aimerais voir en accéléré le fil de ton histoire.
Voir accoucher la terre, perdre ses eaux. » VC
« Vert fougère pentu. Traces sillonnées dans les prés. Tellement facile d’y entrer, de marcher à 2 ou 4 pattes avec perche à la main.
Lac Beaulieu se rapprochant, chaleur se faisant ressentir. L’excitation et l’agitation du matin commence à s’aplanir.
C’est l’heure d’enlever des pelures d’oignons puis de se vider l’esprit.
Reste juste un petit ajustement technique et ce sera parfait !
Mont Blanc, je t’aime encore. » KR
«Mon corps me parle.
Ma tête est au plat.
Et pourtant.
Elle devrait tournailler, inventer, rêver.
Ma tête n’écoute plus.
Elle fait à sa tête.
Accueillir cet état, juste ça.
Ok j’accepte, je me résigne.
Je divague, dans cette mer verte et touffue.
Perdue sans bouée. J’ai oublié comment nager.
Me mettre sur le dos, respirer et regarder le ciel.
Un éléphant me fait la grimace.
Merci nuage, » VC
« Y’a rien de plus beau qu’une prairie alpine…du moins, pas mal certaine que c’est ce que je verrai de plus beau cette semaine.
Vert pâturage, voir loin, ouvert, protégé.
Ici les oiseaux volent bas. Plus haut, c’est trop haut. Le ciel il est ici, nous sommes dedans…
J’en fais partie. » KR
La fougère jaunie. Plus frêle.
Je me mets au sol moi aussi. Question de changer de perspective. De voir plus près.
Sentir…
La crotte ? Be on dirait ma Katy.
J’espère que le propriétaire est déjà ailleurs, dans une courbe lointaine. » VC
Descente pentue. Tellement qu’on en oublie nos courbes. Concentrée, un pied devant l’autre en essayant de ne rien manquer droit devant. La vue est toujours belle. Moins de temps pour s’épivarder en pensées.
L’heure est à marcher ! » KR
« Ça descends et ça remonte les roches vertes ou grises ? Les épinettes noires ou grises ? Le gris de mes cheveux.
Un soudain mal de genou, dont j’ignorais tout.
Comme toi Mont Blanc.
Je te découvre, tes roches et ma rotule. » VC
« À 970 ça sent la bête !
Je sens que Topographies prends vie. À le vivre, à l’expliquer, en étant à la montagne, ça se concrétise.
C’est fou pis c’est l’fun !
Yaho ! Go, go, go pour une prochaine courbe…et un sandwich. » KR
« Soif et faim.
Chaud.
Gorge sèche.
Chandail mouillé.
Téléphone qui sonne.
La réalité du corps et de la technologie qui appelle.
-Allo ?
-Oui ?
-Mme oui toi ?
-Ok, alors marche jusqu’à 980 alors !
-ok ok !!! » VC
« Avion qui passe, messages qui entrent, peur de manquer de batteries…
Ça fait ça les montées. C’est moins méditatif…des fois…cette courbe-ci du moins. » KR
« Ma cocotte, tu fais ta belle !
Tu t’en fais à croire ?
Jeune pousse d’épinette recherche grand vent et aridité.
Tu es au bon endroit ma belle !
Lâche pas ! » VC
« Les traces, les empreintes dans la boue. Tel les tablettes d’argile utilisées par les anciens pour communiquer et faire leurs comptes.
Certe plus éphémères, ces tablettes boueuses racontent le passage de ceux qui y ont mis la patte.
Il y a de tout ! C’est presque comme lire dans les lignes d’une main.
Allez boue ! Raconte-moi tout ! » KR
« Chemin qui a servi à te dominer Mont Blanc. Mais aussi à t’explorer.
Ton sol est à vif, humide et suintant. Les traces de pas côtoient celles des quatre-roues et des orignaux et des coyotes ou des loups.
Passage obligé ou pas.
À toi de décider. » VC
« Resto-collation 5 étoiles. Approuvé par les Michelines du guide.
Des sommets à perte de vue. Le Logan au loin. Tentant de tous les parcourir à nouveau.
Aventure et liberté sont deux mots qui décrivent bien le ressenti de la courbe 1000.
1000 = 10 X 100 %= Adjugé !
C’est du 1000 % » KR
« Pause prise avec vue rassasiée, cul au ras du sol.
Gros soleil, arbre tombé, abeilles butineuses. Les foug;eres, fidèles compagnes.
Katy m’explique les monts, me pointe du doigt, s’extasie.
La vie toute simple de marcheuses modernes munies de stylos et d’appareils photos. » VC
« Traine sauvage attachée, ligotée à un arbre pour les plus mauvais jours.
Heureusement, elle ne semble pas avoir servie depuis un bout…à voir les cordes enracinées dans l’arbre…jamais.
Mais les traces du temps sont différentes de celles du quotidien, en bas.
Ici ça use vite, même si ça pousse lent.
*La traine sauvage porte bien son nom. » KR
« Genou.
Je nous vois.
Je nous entends.
Je nous sens.
Je nous vis.
Genou jusque dans la tête ! Ne rien dire. Ressentir, apprivoiser la douleur. L’aimer même.
La laisser aller ensuite et revenir aussi.
Mont Blanc, je nous gravis jusqu’en haut.
Je nous descends aussi. » VC
Début des prairies alpines.
Encore plus beau que dans mes souvenirs.
Du vert tendre à perte de vue.
J’avance la tête…même pas les pieds… et je m’attends à apercevoir Heidi et ses brebis.
Donne envie de gambader et de danser… en tout cas, ça fait sourire et s’ouvrir grand les yeux. » KR
« Vue sur les prairies alpines. Magnifique, une fois de plus. Le lac Beaulieu apparaît, timide au creux des montagnes.
Les nuages, blancs soupoudrés de gris. Le bleu de ciel. La grandeur encore et toujours.
Coupes à blanc. Tu te fais raser.
Arracher ces arbres rudement installés en ton sein.
Douloureux constat. » VC
L’espace s’ouvre à nous. Les grands espaces.
Encore dans la technicalité…micro, lunettes, fils…
L’inspiration au bout du fil placé près de ma tête.
En espérant que ça se rende jusqu’à mon cerveau.
De retour dans la vallée de Dana. L’antenne du mont Blanc-Repère.
Fleuve devant – Repère
Au creux des krummholzs, au souffle du vent froid.
Belle place pour s’arrêter. » KR
« Jour 2 du périple montagneux. Mont Blanc, bel amour.
Qui t’a donné ce nom ?
Quand et pourquoi ?
Ta cime qui touche le ciel ?
Ton sommet plus qu’enneigé ?
La blancheur de tes cheveux de conifère ?
Toi habitée d’horizon, de vallons, de forme arides et légères.
Habitat et refuge.
L’humain t’a appelé mais tu demeures insoumise montagne blanche.
Fais-moi rêver encore. » VC
« – Point de vue –
Des montagnes et des vallons à perte de vue.
Au loin; le fleuve; il n’est jamais bien loin celui-là.
Les nuages trainent leurs ombres.
Ce qui crée l’impression d’une multitude de lacs sur les montagnes. C’est confondant.
Les blés poussent de côté, le thé des bois est bien enraciné. » KR
« L’immensité s’offre à nous, au détour du sentier.
Point de vue inattendu, Immense et froid.
Ce vent toujours présent.
Je pleure, mais à cause du vent.
Un peu à cause de la beauté des lieux.
Je suis petite et frêle.
Je ne survirerais pas un hiver ici.
Thé du Labrador remplace fougère.
Lui il survit.
Petit ruisseau coule en toi.
Avec ses sonorités diverses.
Eau claire limpide; douce et boueuse à la fois.
Tu es terre et eau Mont Blanc. » VC
« Encore la tête au bout du fil.
Pancartes un peu partout, Pancartes au rond-point.
D’un côté un point de vue, de l’autre le sommet et l’autre l’autre, les prairies alpines.
Au carrefour giratoire, sans mon gros sac de randonnée, je peux profiter et bifurquer vers les points de vue.
Je passerai sous un bonsaï pour aller zyeuter. » KR
« Les flèches indiquent où aller.
En haut, à droite, à gauche.
Je veux descendre moi.
Descendre en moi.
Explorer le bas, quitter le haut, la tête.
Me réfugier dans l’inconnu, le tien, le mien.
Gros arbres en rampant, dont un vieux d’au moins cent ans. Un survivant ébranché, coupé, tordu par le vent, ce vent omniprésent qui t’habite. » VC
« Voilà, ça y est. Nous y sommes sur le toit du monde. Sur le toit de la réserve.
Endroit merveilleux où nous avons pu venir boire nos petites boissons chaudes au sommet éclairé par un soleil couchant.
Je recommencerais cette routine à chaque jour de ma vie.
Je m’approprierais la montagne.
Je serais capable d’en faire partie.
Tel une épinette, un sapin ou une fougère, je m’y tiendrais forte et fière.
Merci » KR
« Un aurevoir à ton sommet. Le vent fait une pause.
Les éoliennes au loin.
Toutes petites géantes vues d’ici. Toi si grand Mont Blanc.
Merci de ton accueil venteux et chaud, de tes sentiers accueillants et doux.
Je reviendrai Mont Blanc.
À la rencontre de tes secrets cachés.
En hiver ou à l’automne voire tes couleurs ou ta blancheur. » VC
« Voilà, ça y est. Nous y sommes sur le toit du monde. Sur le toit de la réserve.
Endroit merveilleux où nous avons pu venir boire nos petites boissons chaudes au sommet éclairé par un soleil couchant.
Je recommencerais cette routine à chaque jour de ma vie.
Je m’approprierais la montagne.
Je serais capable d’en faire partie.
Tel une épinette, un sapin ou une fougère, je m’y tiendrais forte et fière.
Merci » KR
« Un aurevoir à ton sommet. Le vent fait une pause.
Les éoliennes au loin.
Toutes petites géantes vues d’ici. Toi si grand Mont Blanc.
Merci de ton accueil venteux et chaud, de tes sentiers accueillants et doux.
Je reviendrai Mont Blanc.
À la rencontre de tes secrets cachés.
En hiver ou à l’automne voire tes couleurs ou ta blancheur. » VC
Quatorze couleurs relevées dans le paysage, quatorze ressentis.